{"id":7863,"date":"2020-10-07T19:53:23","date_gmt":"2020-10-07T19:53:23","guid":{"rendered":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/?p=7863"},"modified":"2020-09-30T11:47:28","modified_gmt":"2020-09-30T11:47:28","slug":"rencontre-amoureuse-litterature-francaise-3","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/2020\/10\/07\/rencontre-amoureuse-litterature-francaise-3\/","title":{"rendered":"Rencontre Amoureuse Litt\u00e9rature Fran\u00e7aise"},"content":{"rendered":"<p>Jaimais \u00e0 le voir, sans me douter du plaisir que jy trouvais ; j\u00e9tais coquette pour les autres, et je ne l\u00e9tais pas pour lui ; joubliais \u00e0 lui plaire, et ne songeais qu\u00e0 le regarder. Mon unique amour a jailli de mon unique haine! Je lai vu trop t\u00f4t sans le conna\u00eetre et je lai connu trop tard. Il mest n\u00e9 un prodigieux amour, puisque je dois aimer un ennemi ex\u00e9cr\u00e9! <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/s-www.dna.fr\/images\/78260088-0719-47D7-B67C-F3C41586A028\/DNA_v0_03\/au-coeur-de-l-emotion.jpg\" alt=\"rencontre amoureuse litt\u00e9rature fran\u00e7aise\" align=\"center\"> Passage ou\u0300 les pense\u0301es du narrateur sont rapporte\u0301es au style direct. Quels e\u0301taient son nom, sa demeure, <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.kairn.com\/wp-content\/uploads\/2016\/09\/7439342124106-dodtour-jpg.jpg\" alt=\"rencontre amoureuse litt\u00e9rature fran\u00e7aise\" align=\"left\"> Il restait que, dans cette ville marqu\u00e9e par lexception, javais peut-\u00eatre encore une chance quen un lieu pr\u00e9tendu quelconque elle mappar\u00fbt soudain, comme \u00e0 la berg\u00e8re la Belle Dame, de mani\u00e8re \u00e9lective, bien s\u00fbr, \u00e0 linsu de tous. De surcro\u00eet, tout bien pes\u00e9 plus humble que la sainte aux visions multiples, jentendais que Sandra ne se manifest\u00e2t quune fois, une simple petite fois, qui serait en m\u00eame temps la bonne. Refus davouer quelle a reconnu M. De Nemours que Mme de Cl\u00e8ves nous apprend ce quune autre femme nous aurait appris par lempressement quelle aurait mis \u00e0 lavouer. Cet amour vous semble-t-il r\u00e9ciproque? En quoi le martyre du narrateur consiste-t-il? Tomber de notre cheval, c est exactement ce que nous faisons quand nous sommes sous l effet d un coup de foudre..nous paraissons parfaitement idiots et tout ce que nous entreprenons tombe \u00e0 Comme elle limagine-St\u00e9phanie Dupays Mercure de France-quil naurait pas choisie irritait laide d\u00e9plut impression Toutes les histoires damour ont \u00c3t\u00c3 racont\u00c3es, sauf une 1 Villes, r\u00c3gions hors France et leurs litt\u00c3ratures Le jeune Th\u00e9ophile publie son premier recueil de po\u00e9sie en 1830, qui ne rencontre pas son public. Il poursuit avec La Com\u00e9die de la Mort en 1838 et Espagna en 1945 \u00e0 la suite dun voyage dans les Pyr\u00e9n\u00e9es. L\u00e9crivain trouve le succ\u00e8s en po\u00e9sie avec la publication du recueil : \u00c9maux et cam\u00e9es en 1852. Celui-ci contient des po\u00e9sies devenues populaires comme : Variations sur le, Premier Sourire du Printemps ou Chanson dautomne. Cette oeuvre lui apporte la reconnaissance de ses pairs et diffuse le mouvement parnassien, o\u00f9 lart doit \u00eatre impersonnel et d\u00e9nu\u00e9 dengagement social ou politique contrairement au romantisme. Lui d\u00e9die son recueil Les Fleurs du mal en 1857. Elu pr\u00e9sident de la Soci\u00e9t\u00e9 nationale des Beaux-Arts en 1862, ses quatre candidatures \u00e0 lAcad\u00e9mie fran\u00e7aise seront quand m\u00eame rejet\u00e9es. Th\u00e9ophile Gautier d\u00e9c\u00e8de \u00e0 le 23 octobre 1872. Sils deviennent le point de mire de tous les regards et lobjet de ladmiration g\u00e9n\u00e9rale. Mais, comme celle de M. De Nemours pour Mme de Cl\u00e8ves, cette admiration va sexprimer, et le   Et quand on avait fini lex\u00e9g\u00e8se 7de ces inconnus d\u00e9sirables, inaccessibles et m\u00e9pris\u00e9s, II fallait trouver autre chose. Alors on discutait de la robe achet\u00e9e ou des personnages Chariton dAphrodise, Ch\u00e9r\u00e9as et Callirho\u00e9, I, 4-8, Ier si\u00e8cle apr\u00e8s J-C. Sil ny avait pas denfants sur la Terre, il ny aurait rien de beau, a \u00e9crit R\u00e9jean Ducharme, une ann\u00e9e apr\u00e8s la parution de Laval\u00e9e des aval\u00e9s. Ceci explique cela : le myst\u00e9rieux auteur aura, toute son \u0153uvre, creus\u00e9 le th\u00e8me de lenfance et, plus particuli\u00e8rement, celui du rejet du monde des adultes. Ce parall\u00e9lisme apparaissait d\u00e9j\u00e0 au d\u00e9but du roman lorsque Mme de Lafayette a bascule petit a\u0300 petit dans limagination de Fre\u0301de\u0301ric gra\u0302ce a\u0300 lutilisation du discours indirect libre dans le 4 : le lecteur na plus seulement acce\u0300s a\u0300 ce quil voit mais Des statues de g\u00e9n\u00e9raux conf\u00e9d\u00e9r\u00e9s et de Christophe Colomb ont \u00e9t\u00e9 vandalis\u00e9es aux Etats-Unis R\u00e9miniscence, analepse, n\u00e9cessit\u00e9 de la lecture, Eric Laurrent a \u00e9galement en commun avec Proust lart de la digression. Il nest pas rare de lire des phrases de trois pages o\u00f9 senchev\u00eatrent propositions subordonn\u00e9es, groupes de mots d\u00e9tach\u00e9s, parenth\u00e8ses qui souvent accueillent dautres parenth\u00e8ses et notes en fin douvrage qui, par leur longueur, ne rentraient pas en bas de page! o\u00f9 la description y joue un r\u00f4le fondamental, entra\u00eenant souvent le lecteur du g\u00e9n\u00e9ral au particulier au cours dune m\u00eame phrase, dans un effet de zoom \u00e9tourdissant. Eric Laurrent utilise le mot juste, la formule la plus pr\u00e9cise et appropri\u00e9e : il \u00e9crit avec tout ce que la langue et la grammaire fran\u00e7aise permettent pour qui les conna\u00eet en d\u00e9tail et sait les manier en virtuose. Certains trouveront cette langue d\u00e9su\u00e8te, elle est en v\u00e9rit\u00e9 envo\u00fbtante et po\u00e9tique, anim\u00e9e par une certaine ironie. Les deux personnages manifestent par leur attitude deux conceptions oppos\u00e9es de la cour et du monde. Lun joue avec les conventions de la cour et lautre est incapable de vivre dans le para\u00eetre et r\u00e9v\u00e8le la difficult\u00e9 dune absolue sinc\u00e9rit\u00e9. Le paradoxe ici est habile : le Duc en jouant est sinc\u00e8re alors que la Princesse au nom de l\u00eatre le verbe ment et dissimule. Les biens\u00e9ances et la passion sopposent dans cet extrait. Le poids des conventions et de l\u00e9ducation de la Princesse voir le portrait de Mlle de Chartres qui a eu une \u00e9ducation parfaite se fait ici sentir et le lecteur pressent d\u00e9j\u00e0 que les deux personnages \u00e9prouveront des difficult\u00e9s \u00e0 leur union. La cour va \u00e9galement d\u00e9voiler les myst\u00e8res et les identit\u00e9s de chacun tout en per\u00e7ant lintimit\u00e9 de chacun des deux protagonistes. La Princesse de Cl\u00e8ves est un peu embarrass\u00e9e l. 21 des questions de Madame la Dauphine qui cherche \u00e0 la faire avouer quelle a reconnu le Duc de Nemours sans lavoir jamais vu. Cet embarras soulign\u00e9 par le texte montre d\u00e9j\u00e0 quelle est int\u00e9ress\u00e9e par cet homme. Mais la Princesse per\u00e7oit le danger et refuse de plier aux questions de la Dauphine car la cour attise les passions mais les condamne en m\u00eame temps. Mais surtout elle condamne les femmes.  Je ne comprends pas, comment as-tu obtenu le statut denseignant? fran\u00e7aise, est consid\u00e9r\u00e9 comme un roman moderne pr\u00e9cis\u00e9ment parce quil rompt avec les conventions du roman baroque. Lhistoire se d\u00e9roule dans un temps historique <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/journeesdulivrerusse.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Programmeleregardslavistes2018.png\" alt=\"rencontre amoureuse litt\u00e9rature fran\u00e7aise\" align=\"left\">.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre amoureuse litt\u00e9rature fran\u00e7aise<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7863"}],"collection":[{"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7863"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7863\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7864,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7863\/revisions\/7864"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7863"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7863"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7863"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}