{"id":10949,"date":"2020-10-15T20:50:34","date_gmt":"2020-10-15T20:50:34","guid":{"rendered":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/?p=10949"},"modified":"2020-10-05T05:35:38","modified_gmt":"2020-10-05T05:35:38","slug":"rencontre-chateaubriand-washington","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/2020\/10\/15\/rencontre-chateaubriand-washington\/","title":{"rendered":"Rencontre Chateaubriand Washington"},"content":{"rendered":"<p>La soci\u00e9t\u00e9 de madame dHoudetot, de Diderot, de Saint-Lambert, de Rousseau, de Grimm, de madame dEpinay, ma rendu la vall\u00e9e de Montmorency insupportable, et quoique, sous le rapport des faits, je sois bien aise quune relique des temps voltairiens soit tomb\u00e9e sous mes yeux, je ne regrette point ces temps. Jai vu derni\u00e8rement, \u00e0 Sannois, la maison quhabitait madame dHoudetot ; ce nest plus quune coque vide, r\u00e9duite aux quatre murailles. Un \u00e2tre abandonn\u00e9 int\u00e9resse toujours ; mais que disent des foyers o\u00f9 ne sest assise ni la beaut\u00e9, ni la m\u00e8re de famille, ni la religion, et dont les cendres, si elles n\u00e9taient dispers\u00e9es, reporteraient seulement le souvenir vers des jours qui nont su que d\u00e9truire? <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.more.wfcrimewatch.com\/upload\/podcasts\/photos\/first\/5a8ec6b8424a81.04047399_mini.jpg\" alt=\"rencontre chateaubriand washington\" align=\"right\"> isol\u00e9e rev\u00eatue de cette draperie, vous croiriez voir un fant\u00f4me tra\u00eenant apr\u00e8s lui ses longs voiles. La sc\u00e8ne nest pas moins pittoresque au grand jour ; car une foule de papillons, de mouches Toutefois cette premi\u00e8re invasion des alli\u00e9s est demeur\u00e9e sans exemple dans les annales du monde : lordre, la paix et la mod\u00e9ration r\u00e9gn\u00e8rent partout ; les boutiques se rouvrirent ; des soldats russes de la garde, hauts de six pieds, \u00e9taient pilot\u00e9s \u00e0 travers les rues par de petits polissons fran\u00e7ais qui se moquaient deux, comme des pantins et des masques du carnaval. Les vaincus pouvaient \u00eatre pris pour les vainqueurs ; ceux-ci, tremblant de leurs succ\u00e8s, avaient lair den demander excuse. La garde nationale occupait seule lint\u00e9rieur de Paris, \u00e0 lexception des h\u00f4tels o\u00f9 logeaient les rois et les princes \u00e9trangers. Le 31 mars 1814, des arm\u00e9es innombrables occupaient la France ; quelques mois apr\u00e8s, toutes ces troupes repass\u00e8rent nos fronti\u00e8res, sans tirer un coup de fusil, sans verser une goutte de sang depuis la rentr\u00e9e des Bourbons. Lancienne France se trouve agrandie sur quelques-unes de ses fronti\u00e8res ; on partage avec elle les vaisseaux et les magasins dAnvers ; on lui rend trois cent mille prisonniers dispers\u00e9s dans les pays o\u00f9 les avait laiss\u00e9s la d\u00e9faite ou la victoire. Apr\u00e8s vingt-cinq ann\u00e9es de combats, le bruit des armes cesse dun bout de lEurope \u00e0 lautre. Alexandre sen va, nous laissant les chefs-doeuvre conquis et la libert\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e dans la Charte, libert\u00e9 que nous d\u00fbmes autant \u00e0 ses lumi\u00e8res qu\u00e0 son influence. Chef des deux autorit\u00e9s supr\u00eames, doublement autocrate par l\u00e9p\u00e9e et par la religion, lui seul de tous les souverains de lEurope avait compris qu\u00e0 l\u00e2ge de civilisation auquel la France \u00e9tait arriv\u00e9e, elle ne pouvait \u00eatre gouvern\u00e9e quen vertu dune constitution libre. De Tournai nous all\u00e2mes \u00e0 Bruxelles : l\u00e0 je ne retrouvai ni le baron de Breteuil, ni Rivarol, ni tous ces jeunes aides de camp devenus morts ou vieux, ce qui est la m\u00eame chose. Aucune nouvelle du barbier qui mavait donn\u00e9 asile. Je ne pris point le mousquet, mais la plume ; de soldat j\u00e9tais devenu barbouilleur de papier. Je cherchais Louis XVIII ; il \u00e9tait \u00e0 Gand, o\u00f9 lavaient conduit MM. De Blacas et de Duras : leur intention avait \u00e9t\u00e9 dabord dembarquer le Roi pour lAngleterre. Si le Roi avait consenti \u00e0 ce projet, jamais il ne serait remont\u00e9 sur le tr\u00f4ne. Au bout de quelques minutes, jentendis des voix dans le vallon : trois hommes conduisaient cinq ou six vaches grasses ; ils les mirent pa\u00eetre et \u00e9loign\u00e8rent \u00e0 coups de gaule la vache maigre. Une femme sauvage sortit de la hutte, savan\u00e7a vers lanimal effray\u00e9 et lappela. La vache courut \u00e0 elle en allongeant le cou avec un petit mugissement. Les planteurs menac\u00e8rent de loin lIndienne, qui revint \u00e0 sa cabane. La vache la suivit. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.big.indiasbestdoctors.org\/blog\/images\/T\/T500\/t515-de-gaulle-washington.jpeg\" alt=\"rencontre chateaubriand washington\" align=\"left\"> Naturellement, la fatalit\u00e9 veut que Ren\u00e9 revienne le jour m\u00eame du massacre et soit assassin\u00e9 par Ondour\u00e9 sur le seuil de sa hutte. Ondour\u00e9 viole C\u00e9luta \u00e9vanouie, et senfuit. C\u00e9luta se r\u00e9veille et, dans les t\u00e9n\u00e8bres, sassied sur le cadavre de Ren\u00e9. Mila et Outougamiz entrent dans la cabane et cherchent en t\u00e2tonnant le foyer. Outougamiz fait de la lumi\u00e8re :  A lheure attendue, le g\u00e9n\u00e9ral Radet p\u00e9n\u00e9tra dans la cour du Quirinal par la grande entr\u00e9e ; le colonel Siry, qui s\u00e9tait gliss\u00e9 dans le palais, lui en ouvrit en dedans les portes. Le g\u00e9n\u00e9ral monte aux appartements : arriv\u00e9 dans la salle des sanctifications, il y trouve la garde suisse, forte de quarante hommes ; elle ne fit aucune r\u00e9sistance, ayant re\u00e7u lordre de sabstenir : le pape ne voulait avoir devant lui que Dieu. Arriv\u00e9 aupr\u00e8s de petits menhirs, qui sont appel\u00e9s Bondons dans les C\u00e9vennes, il voit un petit squelette denfant, portant un bracelet de perles. Il le photographie et va faire part de sa d\u00e9couverte \u00e0 la gendarmerie voisine. Instrument incomplet, une lyre o\u00f9 il manque des cordes, et o\u00f9 nous sommes forc\u00e9s de rendre les accents de la joie sur le ton consacr\u00e9 aux soupirs. Le jour je m\u00e9garais sur de grandes bruy\u00e8res termin\u00e9es par des for\u00eats. Quil fallait peu de chose \u00e0 ma r\u00eaverie : une feuille s\u00e9ch\u00e9e que le vent chassait  monumentale de Chateaubriand reste les M\u00e9moires dOutre-tombe Sans doute, le vague quavait apport\u00e9 dans lesprit de Chateaubriand les doctrines de Rousseau persistait dans sa pens\u00e9e lorsquil \u00e9crivait cet ouvrage sur la religion quil ne sut dailleurs jamais quadmirer. Mais ce fut l\u00e0 son r\u00f4le au sortir de la r\u00e9volution qui avait d\u00e9truit toute croyance : admirer et faire admirer lEglise Dinarzade vida la cendre de sa pipe sur la jante de la roue et voulut recharger son br\u00fble-gueule ; on le for\u00e7a de continuer : D\u00e9sormais sans compagnon, jexplorais lar\u00e8ne qui vit mes ch\u00e2teaux de sable : Dans les premiers enchantements de linspiration, jinvitai Lucile \u00e0 mimiter. Nous passions des jours \u00e0 nous consulter mutuellement, \u00e0 nous communiquer ce que nous avions fait, ce que nous comptions faire. Nous entreprenions des ouvrages en commun ; guid\u00e9s par notre instinct, nous traduis\u00eemes les plus beaux et les plus tristes passages de Job et de Lucr\u00e8ce sur la vie : le Louis XVIII \u00e0 Compi\u00e8gne.-Son entr\u00e9e \u00e0 Paris.-La vieille garde.-Faute irr\u00e9parable.-D\u00e9claration de Saint-Ouen.-Trait\u00e9 de Paris.-La Charte.-D\u00e9part des alli\u00e9s. Ch\u00e9nier ne traitait pas Bonaparte avec plus de faveur : De Philadelphie, une diligence le conduit \u00e0 New-York. Puis il va en bateau, sur lHudson, jusqu\u00e0 Albany. L\u00e0, il engage un Hollandais qui parle plusieurs dialectes indiens, et, par des r\u00e9gions encore sauvages, mais non compl\u00e8tement inhabit\u00e9es, il se dirige vers le Niagara.  Au moment dentrer au service et d\u00e9pouser mademoiselle de Rosambo, mon fr\u00e8re navait pourtant point encore quitt\u00e9 la robe ; par cette raison il ne pouvait monter dans les carrosses. Son ambition press\u00e9e lui sugg\u00e9ra lid\u00e9e de me faire jouir des honneurs de la cour afin de mieux pr\u00e9parer les voies \u00e0 son \u00e9l\u00e9vation. Les preuves de noblesse avaient \u00e9t\u00e9 faites pour Lucile lorsquelle fut re\u00e7ue au chapitre de lArgenti\u00e8re ; de sorte que tout \u00e9tait pr\u00eat : le mar\u00e9chal de Duras devait \u00eatre mon patron. Mon fr\u00e8re mannon\u00e7ait que jentrais dans la route de la fortune ; que d\u00e9j\u00e0 jobtenais le rang de capitaine de cavalerie, rang honorifique et de courtoisie ; quil serait ensuite ais\u00e9 de mattacher \u00e0 lordre de Malte, au moyen de quoi je jouirais de gros b\u00e9n\u00e9fices. Fran\u00e7ois-Ren\u00e9 fait successivement ses \u00e9tudes aux coll\u00e8ges de Dol, de Rennes et de Dinan et il obtient un brevet de sous-lieutenant au r\u00e9giment de Navarre \u00e0 17 ans, puis est fait capitaine \u00e0 dix-neuf ans. Il vient \u00e0 Paris en 1788, o\u00f9 il se lie avec des \u00e9crivains de l\u00e9poque. Nourri de Corneille et marqu\u00e9 par Rousseau, Chateaubriand fait ses d\u00e9buts litt\u00e9raires en \u00e9crivant des vers pour l Almanach des Muses. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/cdn.wtvideo.com\/images\/original\/16419.jpg\" alt=\"rencontre chateaubriand washington\" align=\"left\"> Pourquoi vouliez-vous massassiner?-Parce quil ny aura jamais de paix pour lAllemagne tant que vous serez au monde.-Qui vous a inspir\u00e9 ce projet?-Lamour de mon pays.-Ne lavez-vous concert\u00e9 avec personne?-Je lai trouv\u00e9 dans ma conscience.-Ne saviez-vous pas \u00e0 quels dangers vous vous exposiez?-Je le savais ; mais je serais heureux de mourir pour mon pays.-Vous avez des principes religieux ; croyez-vous que Dieu autorise lassassinat?-Jesp\u00e8re que Dieu me pardonnera en faveur de mes motifs.-Est-ce que, dans les \u00e9coles que vous avez suivies, on enseigne cette doctrine?-Un grand nombre de ceux qui les ont suivies avec moi sont anim\u00e9s de ces sentiments et dispos\u00e9s \u00e0 d\u00e9vouer leur vie au salut de la patrie.-Que feriez-vous si je vous mettais en libert\u00e9?-Je vous tuerais..<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre chateaubriand washington<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"","neve_meta_content_width":0,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10949"}],"collection":[{"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10949"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10949\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":10950,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10949\/revisions\/10950"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10949"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10949"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/orgculturebites.com\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10949"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}